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Hyperliens
Vous saurez tout sur la 3e dimension grâce au 3d site.
Ce site contient entre autres plusieurs partagiciels de 3D pour Macintosh.
Quelques compagnies québécoises:
Discreet Logic, dont voici une description suite au récent congrès de la National Association of Broadcasters des USA.
Softimage, avalée par l'empire de Bill Gates. Ce logiciel est si populaire, que des usagers lui ont dédié une page, malheureusement plus mise à jour.
Le Groupe Image Buzz, qui n'a pas encore de site web, créateur des effets spéciaux de Screamers, l'armée souterraine et membre du CESAM (Centre d'expertise et de services en applications multimŽdias).
Le grand concurrent de Softimage, Alias, vient de Toronto.
Le logiciel Infini-D par la compagnie Specular.
3D-Studio R4 et 3D Studio MAX, de la compagnie Autodesk, dont voici quelques exemples.
Quelques infos sur le logiciel LightWave 3D, pour toutes les plateformes (PC, Amiga, SGI), sauf Mac.
Le logiciel Bryce 2, de la compagnie Metatools, fait partie de la famille des Kai's Power Tools, qui ne sont manifestement pas aimés de tout le monde!
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Sophie Lambert :
Le 3D, c'est une représentation de la réalité par l'ordinateur.
On le retrouve un peu partout, au cinéma, dans les publicités, dans les jeux vidéo et même dans le monde médical.
Pour commencer, Marc-André Simard, le créateur de la mascotte de Branché, la souris, nous explique les principes de base du 3D.
Sophie Lambert, s'adressant à Marc-André Simard :
Marc-André, quelle est la différence entre le 2D et le 3D?
Marc-André Simard :
Le résultat est un peu le même, mais les façons pour y parvenir sont assez différentes.
Lorsque, par exemple, je dessine une souris sur une feuille (donc en 2D), je n'obtiens qu'une vue de la souris comme résultat final.
Par contre, en 3D le processus est plus complexe, mais j'obtiens autant de vues de la souris que je désire même si l'écran est un support en 2D.
Comme exemple, on pourrait dessiner un morceau de fromage pour la souris!
Sophie Lambert :
La première étape, c'est de construire notre objet en 3D.
Pour ce faire, on peut utiliser des formes géométriques de base telles que des cubes et des sphères, ou encore, on peut créer nos propres formes.
Richard Brandow :
La deuxième étape, c'est de mettre l'objet en scène.
On peut l'éclairer avec des sources lumineuses et, avec une caméra virtuelle, on cadre la scène et on détermine le mouvement de la caméra.
Marc-André Simard :
Maintenant que j'ai construit l'objet et que je l'ai mis en scène, l'étape suivante consiste à lui associer un type de matériau.
Pour notre fromage, on pourrait tout aussi bien lui associer une autre matière. Si on prenait la pierre par exemple, on obtiendrait une pierre en forme de morceau de fromage!
On a à notre disposition une bibliothèque de matériaux et il nous suffit de choisir celui qu'on veut associer à notre objet.
La dernière étape, c'est le calcul final de l'ensemble des opérations qu'on appelle le rendu (render en anglais).
Richard Brandow :
Dépendemment de la complexité de la scène et de la puissance de la machine, le rendu peut être très long.
Le 3D est en pleine expension. On s'en sert dans les jeux, en médecine, en architecture et aussi pour faire des reconstitutions dans des causes légales.
Sophie Lambert :
On retrouve aussi le 3D au cinéma.
Aux États-Unis par exemple, il y a 5 ans, 10% des productions utilisaient le 3D alors qu'aujourd'hui cette proportion atteint 80%.
Richard Brandow :
Au Québec, il y a une petite Silicon Valley qui s'est établie avec, par exemple, les entreprises Discreet Logic et Softimage qui se sont taillées une place de choix dans l'industrie du cinéma.
Sophie Lambert :
Le Groupe Image Buzz s'est chargée de la conception des effets spéciaux du film canadien de science-fiction Screamers.
Jacques, ton travail consistait à ajouter les effets spéciaux au film, n'est-ce pas?
 Jacques Levesque, du Groupe Image Buzz, qui a créé les effets du film Screamers.
Jacques Levesque :
Oui, tout à fait. Il fallait que ça ait l'air réel même si on a triché avec la réalité!
On a tourné des séquences de Screamers à Joliette, dans un "pit" de sable, dans une fabrique de ciment dans l'est de Montréal, etc.
  À droite, Screamers avant le passage du Groupe Image Buzz. À gauche, après.
  À droite, Screamers avant le passage du Groupe Image Buzz. À gauche, après.
  À gauche, un vaisseau de Screamers à l'écran. À droite, le même vaisseau en "wireframe", avant le rendu.
Jacques Levesque :
C'est souvent dans les petit détails qu'on risque de ne pas être réaliste. En effet, s'il y a des mouvements de caméra, il faut que tout ce qui est infographique suive!
Sophie Lambert :
Ce ne sont pas seulement les professionnels qui peuvent utiliser le 3D, on peut aussi le faire à la maison. Richard nous montre quelques logiciels qu'on peut utiliser sur notre ordinateur personnel.
Richard Brandow :
J'explore l'univers du 3D depuis les années 70 et, par exemple, j'ai fait des Tintins avec le logiciel Infini-D. Au moment où je les ai réalisées, je n'avais pas de Power Mac alors le rendu exigeait 15 heures! Aujourd'hui, ça prend environ une minute!
Il y a beaucoup de produits sur le marché. Pour le PC, le produit le plus populaire s'appelle 3D Studio. Pour les gens qui ont des Amiga, c'est le logiciel LightWave.
Moi, j'utilise aussi Poser pour faire des formes humaines. À partir d'une représentation du corps, des outils nous permettent de faire bouger tous les membres. Il y a également des positions prédéterminées. Et à la toute fin, on fait le rendu.
Pour faire des paysages, j'utilise Bryce II. C'est très facile: on clique ça et là pour avoir de l'eau, des montagnes, et une fois qu'on est satisfait, on demande à la machine de nous faire le rendu.
Sophie Lambert :
Les logiciels qu'on vient de voir sont quand même spécialisés. Y en aurait-il qui regrouperaient tout?
Richard Brandow :
Oui, Infini-D est un logiciel général. Mais dans les logiciels spécialisés, on a déjà des modèles prédéterminés. Alors la solution, c'est peut-être d'utiliser plusieurs logiciels spécialisés et de les combiner
pour couvrir toute la base du 3D.
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