Rampes d'accès à la route trans-cyberienne


A. Serveurs commerciaux

Il existe six grands serveurs commerciaux, eWorld, GEnie, Delphi, Prodigy, America Online et CompuServe. Ce sont des territoires distincts sur le cyberspace, avec quelques passerelles seulement sur le reste du monde, c'est-à-dire l'Internet.

CompuServe, avec ses banques de données bien fournies et ses groupes d'intérêts animés pour les reporters, semble être le plus utile pour les journalistes. On s'y branche via 46 différents numéros au Québec, selon l'endroit où vous vivez (faites, avec votre modem, le 879-8519 à Montréal; le 649-7082 à Québec; le 543-0186 à Chicoutimi; le 564-8714 à Sherbrooke; le 797-3807 à Rouyn; etc.)

America Online, bien que plus convivial et très populaire aux états-Unis, est à éviter en raison de ses coûts honteusement prohibitifs. Il en coût en effet 0,20 $US supplémentaires de la minute pour les usagers canadiens! La facture monte très vite!


B. Accès partiels à l'Internet

Si tout ce que vous voulez, c'est une adresse électronique (machin@branché.net) et l'accès à quelques centaines des 10 000 conférences publiques du réseau UseNet, c'est un branchement à un BBS (Bulletin Board Service, ou babillard électronique) qu'il vous faut.

Il existe un logiciel, fonctionnant sur un Mac ou sur Windows, qui nous fait naviguer sur les conférences UseNet et dans votre boîte à lettres électronique en cliquant sur des icônes avec une souris. Ce logiciel simple comme bonjour s'appelle FirstClass, et il est gratuit. Il suffit de téléphoner à l'un des BBS suivants pour obtenir un compte (entre 0 $ et 80 $ par an, selon le type de branchement), un numéro de modem, et une copie du logiciel en question. Il existe des BBS FirstClass partout dans le monde, reliés par un réseau appelé OneNet.


C. Accès complet à l'Internet

Si vous êtes étudiant, précipitez-vous illico au labo d'informatique de votre faculté pour obtenir un compte sur le serveur de votre université ou de votre cégep. C'est gratuit. Et la plupart du temps (à partir de terminaux publics, par contre), vous avez accès à toutes les merveilles de l'Internet.

Si vous êtes cependant simple mortel, il faut payer. Voici les numéros de téléphone de cinq fournisseurs.

Notez cependant que le premier (CAM), contrairement aux trois autres, est une entreprise sans but lucratif, donc beaucoup plus abordable (25 $ ou 30 $ par mois –selon le type de branchement–, contre de trois à dix fois plus pour les autres). De plus, ils sont tous situés à Montréal. Mais l'accès commercial complet au Net est disponible ailleurs en province, à Québec et dans l'Outaouais.

À Québec, d'abord: Co-administré par le fils d'un éditorialiste de la Vieille Capitale, un serveur sans but lucratif appelé Liberté liberté chérie (LLC) a vu le jour en mai. Par le bon vieux téléphone, faites le (418) 692-4711. Par modem, composez le (418) 694-2036. Par c.é., info@llc.org.

Enfin, sachez que les vernis qui habitent la région de Ottawa/Hull ont accès à l'un des quatre freenets du Canada: le Libertel de la Capitale nationale. L'abonnement, gratuit, donne un accès complet à l'Internet, avec, entre autres services supplémentaires, l'accès électronique au gouvernement fédéral et à la plupart des médias de la région (composez le 613-564-3600 si vous avez un modem 2400 bps, ou le 613-564-0808 s'il tourne à 14 400 bps).

Un freenet est en chantier à Montréal et devrait être opérationnel au début de 1995.

©1994 Jean-Hugues Roy