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L'Électron libre

Juillet 1995 à Juillet 1996

État des lieux


L'usine Redpath Tout a commencé au BOMB Shelter

  • Pourquoi BOMB?
    Pour Best Of Montreal Bombers. L'expression est de Flow.

  • Pourquoi Shelter?
    Parce que, selon Seaz, l'ancienne raffinerie de sucre Redpath, de par sa configuration, avec quatre immeubles articulés autour d'une cour centrale, est l'un des endroits les plus sécuritaires pour faire du graffiti d'art à Montréal.
    Elle est située le long du canal de Lachine, dans un vieux secteur industriel qui redémarre difficilement, dans le sud-ouest de Montréal, à quelques pas du centre-ville.

    Vue du centre-ville à partir du toit



    Silos

    Silos situés à l'extrémité est des anciens terrains de la compagnie Redpath.
    À l'arrière, l'usine proprement dite.

    Vue en plongé

    Vue de la cour intérieure, à partir du toit de l'usine
    Clichés pris le 18 avril 1995, avant le grand bombardement de l'été.
  • Qui sont ces graffitistes?
    Selon le bulletin interne du Service de police de la CUM, ironiquement intitulé L'Heure juste, les grafs (voir mon glossaire pour une définition des termes) seraient reliés aux activités des gangs de rue criminalisées. Ils serviraient aux diverses gangs à marquer leur territoire.
    Le Service de police a mis quelqu'un là-dessus, le sergent Yvon Lépine (L'Électron libre va peut-être l'interviewer, tiens). C'est lui qui fait le lien entre graf et gangs, et qui invite tous les policiers et policières à réprimer les activités de ces vandales.

    Danger!

    Mais j'ai deux arguments pour contrer cette vision flicouillarde des choses:

    1. J'ai passé deux semaines avec des gangs de rue à Montréal-Nord, Rivière-des-Prairies et Laval, en 1993, pour faire un reportage pour le compte du journal Voir. J'ai connu les Crack Down Posse (CDP) et les Beaux.
      Ils (et elles) n'ont pas de temps à perdre avec le graffiti! Ils sont en business. Ils font danser des jeunes filles. Ils font du recel ainsi que de petites passes de revente de dope. Ils ont autre chose à faire que de passer des heures à couvrir la ville de tags. Pour se démarquer des bandes rivales et pour marquer leur territoire, ils ont d'autres moyens.
    2. J'ai rencontré les graffitistes les plus actifs de la scène montréalaise entre avril 1995 et mars 1996 et vous les présente ici, sur ce site.
      C'est ce qui me permet d'affirmer que ce ne sont pas des gangsters ou des vandales, mais que:

      Ce sont des artistes.

      Les voici
      (entrevues et photos).

    Réseau vert

    Le réseau vert.
    La voie ferrée qui délimite le Plateau-Mont-Royal de Rosemont est un autre des terrains de prédilection pour les graf artists de Montréal.


    | Roll Call )liste d'entrevues( |

    | La galerie du graf )autres photos( |


    ©1995-96 Jean-Hugues Roy
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