Campagne contre la censure électronique
Le Net, en péril plus que jamais
Les internautes américains sont sur le pied de guerre. Pour qu'ils troquent le clavier pour la pancarte et manifestent en grand nombre comme ils l'ont fait à plusieurs reprises à partir du 12 décembre dernier à San Francisco, New York, Austin, Seattle et ailleurs, il faut que les enjeux soient importants.
La source du problème?
Voici quelques exemples:
Mais le risque majeur pour les internautes non Américains réside dans le fait que
Les restrictions à la liberté d'expression qu'imposent les projets de loi sont inconstitutionnelles (au sens américain du terme), soutient le militant.
Le Congrès siège jusqu'au 22 décembre. La question reviendra peut-être sur le tapis l'an prochain, malgré que ce soit une année électorale, à cause de l'impasse budgétaire. Vous pouvez donc agir dès maintenant.
Consultez ces autres ressources:
Et envoyez votre message de protestation directement à Bill, pas celui-là, l'autre.
Et ils le sont, si on se fie au succès de la campagne de protestation qui lieu actuellement chez nos voisins du sud. Les droits des branchés sont menacés plus que jamais, disent les cybermilitants, et ils ont monté une organisation comme on n'avait encore jamais vu sur le Net.
Deux projets de loi, l'un qui est présenté au Sénat américain (Telecommunications Competition and Deregulation Act of 1995), l'autre, à la Chambre des représentants (Communications Act of 1995).
Ces deux projets (qui visent officiellement à promouvoir l'industrie des télécommunications en dérèglementant ce secteur, stimulant ainsi la compétition et émulant les initiatives technologiques) auraient d'importants effets secondaires qui refaçonneront totalement le paysage de l'Internet aux États-Unis et dans le monde s'ils devenaient lois.
Les Américains jugés indécent risquent deux ans derrière les barreaux et une amende pouvant atteindre 100
Dans sa chronique
Dans le secteur privé, les assurances de responsabilité professionnelle dont vont devoir se doter les fournisseurs d'accès vont faire grimper les prix, ce qui agrandira encore davantage les écarts entre l'élite branchée et la majorité de la population, pour qui Internet n'est qu'une abstraction inaccessible.Pourquoi s'inquiéter ici?
Rejoint par le bon vieux téléphone à San Francisco, Stanton McCandlish, porte-parole de la Electronic Frontier Foundation, invite les branchés du monde entier à se joindre au mouvement de protestation.
Même si le projet de loi en question est débattu à Washington et qu'il ne touche que les télécommunications américaines, son impact dépasse largement les frontières des États-Unis, croit McCandlish:
Le Canada dispose déjà de statuts qui, d'un point de vue américain, limitent sérieusement la liberté d'expression, souligne McCandlish:
Par exemple, on tolère l'interdiction de prononcer certains mots sur les ondes de la radio et de la télé
De plus, précise-t-il, les ondes hertziennes sont du domaine public. Il est donc normal que le gouvernement veuille contrôler ce qu'on y diffuse. Mais ce n'est pas le cas des réseaux télématiques, notamment d'Internet qui, depuis avril 1995, appartient totalement à des intérêts privés.Clinton visé
La campagne vise donc à faire pression sur le président américain, Bill Clinton, pour qu'il appose son veto à ces projets de loi.
Comment?
Lisez ce que les membres de la coalition contre le projet de loi ont à dire:
Cet article est en ligne depuis le 19 décembre 1995
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