L'Électron libre

1er zap - Juin 1995

L'hyper-entrevue

Jacques Parizeau


Jean-François Lisée

Après avoir écrit l'histoire définitive des années culminantes du règne de Robert Bourassa (en deux tomes, Le Tricheur et Le Naufrageur, très durs pour l'ex-premier ministre), Jean-François Lisée a joint l'équipe de Jacques Parizeau à titre de conseiller spécial. Lisée est aussi celui qui écrit les discours du chef péquiste, "mais pas tous, a-t-il précisé dans l'avion. Seulement les plus importants".
Selon plusieurs, le choix de carrière de Lisée a jeté le discrédit sur ses ouvrages. "Le chat sort du sac", avaient clamé nombre de Libéraux (parti de Robert Bourassa, adversaire de Parizeau) au lendemain de l'annonce de sa nomination. Le Tricheur et Le Naufrageur ne démolissaient pas à ce point Bourassa de façon désintéressée, disaient les critiques.
Lisée, qui a la réputation d'avoir un ego qui pourrait remplir plusieurs fois le stade olympique, avait rejeté du revers de la main les doutes sur son intégrité.

Je me suis assis à ses côtés durant le saut de puce que nous avons effectué entre Mirabel et Dorval.
Discussions polies sur la pluie et le beau temps, et sur les difficultés, pour Parizeau, de se dégotter un délégué général du Québec à Hong Kong. Tous les candidats approchés ont refusé, indique Jean Royer. "C'est bizarre! Il me semble que c'est un poste sur lequel je sauterais tout de suite, lance pour sa part Catherine Lecomte. Qui ne voudrait pas être à Hong Kong en 1997!"

Je regarde Lisée, et flashe: "Qui ne voudrait pas être à 'l'intérieur' lorsque le Québec deviendra souverain?"

J.-F. Lisée en pleine réflexion,
alors que nous survolons
le campus de l'Université de Montréal



Textes & photos & graphisme : Jean-Hugues Roy; mai 1995
Électro-feedback