L'album d'un père

Samedi, 20 janvier 2001
Escale à Ottawa




Xavier m'aidant à faire le plein avant de prendre la route pour Ottawa Grand voyage aujourd'hui. Xavier et moi sommes allés à Ottawa.
Pour un projet sur les avions qu'il prépare avec son camarade de classe Nikita, nous nous sommes rendus au musée national de l'aviation.
Bien entendu, cette rare sortie père-fils a donné lieu à quelques rituels initiatiques typiquement masculins tels que remplir le char de gaz.



Juste avant de quitter le Québec pour pénétrer en Ontario, Xavier m'a demandé quelle était la différence entre les deux provinces. Je lui ai répondu par un cliché: «L'Ontario est plus riche que le Québec. La preuve, les routes sont mieux entretenues là-bas. Tu vas le sentir tout de suite sur l'autoroute lorsqu'on va passer d'une province à l'autre. On va sentir moins de bosses sur la route.»
Eh bien dès qu'on a franchi cette affiche qui marque la frontière, l'effet contraire s'est produit. L'autoroute 417 était plus cahoteuse que la 40.
Comme quoi faut jamais croire tout ce que ton père raconte.
L'affiche nous souhaitant la bienvenue à l'endroit où l'autoroute 40 devient la 417



Xavier devant le musée national de l'aviation, en banlieue d'Ottawa Nous sommes arrivés au musée après un peu moins de deux heures de route.
De l'extérieur, l'édifice est imposant. Sa forme triangulaire est soulignée par cette pointe qui nous accueille.



À l'intérieur, c'est un vaste hangar rempli d'avions pêle mêle. Des appareils petits et grands, jeunes et vieux, comme cet hydravion suspendu du plafond comme un jouet pour géants. Hydravion de Havilland D.H.83C Fox Moth, datant de 1947



Xavier et Nikita observant le principe de Bernouilli à l'oeuvre sur un ballon Le musée a bien entendu un volet éducatif. Ici, avec une grosse tuyère crachant de l'air comme un aspirateur inversé, un ballon semble flotter tout seul dans les airs. C'est le principe de Bernouilli, que Xavier et Nikita observent d'abord en fins scientifiques en herbe qu'ils sont...



... pour ensuite se servir des installations du musée pour redevenir des enfants. Le bossu



Xavier dans l'exiguëe cabine de pilotage d'un Cessna Ton grand frère a pu également essayer les commandes d'un Cessna, commandes qui faisaient réellement réagir les ailerons et autre pièces mobiles de direction.



Il s'est aussi mis dans la peau
D'un pilote d'hélico.
On va les avoir ces Viet Cong



Sur le chemin du retour vers Montréal Mais nous ne sommes pas restés longtemps au musée. Il fallait rentrer en ville pour le souper. On célébrait le 33e anniversaire de ton oncle Thierry.
Ton frère a eu tellement de plaisir qu'il a dormi durant presque tout le trajet du retour, ce qui m'a permis d'admirer l'immensité du ciel.

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