Jean-Hugues Roy

Expériences | réflexions | scrapbook

SAQ contre LCBO: Éric Duhaime a-t-il raison?

En mars dernier, j’ai vu ceci apparaître dans mon fil d’actualités Facebook:

Duhaime LCBO Facebook

Cliquez sur l’image pour vous rendre au statut Facebook original.

Le polémiste Éric Duhaime invitait ses auditeurs à faire quelques centaines de kilomètres pour aller acheter du vin dans une boutique de la Régie des alcools de l’Ontario (ou LCBO pour Liquor Control Board of Ontario). Selon Duhaime, le vin s’y vendrait moins cher qu’à la SAQ.

Mais est-ce que c’est vrai? Les prix sont-ils toujours plus chers à la SAQ? L’amateur de vin québécois se fait-il fourrer par le vilain monopole?

Ce sont des questions qui reviennent régulièrement dans l’actualité. Divers spécialistes du vin ont déjà fait, dans le passé, des comparaisons entre les deux sociétés d’État. Selon ces experts, l’alcool est vendu plus cher au Québec qu’en Ontario. Ils ont cependant utilisé des échantillons dont on peut remettre en question la représentativité:

  • Le Sommelier fou, par exemple, fait régulièrement des «matches comparatifs» entre les deux. Dans celui-ci, on conclut qu’on économiserait 3,35$ en allant à la LCBO… mais sur un échantillon de 16 produits seulement.
  • Le Droit a fait un exercice semblable en 2013… en comparant 15 produits…
  • Un chercheur cité dans Le Soleil, la même année, a même «prouvé» les prix plus élevés à la SAQ. Son échantillon? 47 produits…

Peut-être mon produit préféré dans tout l'inventaire de la SAQ! :-)Quand on sait qu’il y a plusieurs milliers de vins, spiritueux et autres alcools offerts dans les boutiques des deux sociétés, on se dit qu’il serait possible de construire une comparaison avec un échantillon beaucoup plus grand. En fait, il est même possible de comparer les prix de TOUS les produits semblables à la SAQ et à la LCBO.

J’en avais parlé en mars dernier à Naël Shiab, alors journaliste pour Radio-Canada en Ontario. Naël fait beaucoup de journalisme de données et il me semblait que cela aurait fait un bon sujet pour Radio-Canada, en Ontario comme au Québec. Naël a fait son extraction de son côté, puis a finalement développé le sujet pour son nouvel employeur, le journal Métro, qui publie ce matin le premier d’une série de papiers sur le sujet. Son analyse et ses entrevues permettent de comprendre pourquoi la SAQ a des prix un peu plus chers. Il propose aussi un intéressant calculateur d’économies qu’il a programmé lui-même et qui nous dit combien de kilomètres il ne faut pas dépasser afin d’économiser réellement si on fait un voyage en Ontario uniquement pour acheter de l’alcool.

Pour ne pas le scooper, j’ai attendu jusqu’à aujourd’hui pour raconter comment j’ai procédé de mon côté.


 

Étape 1 – Faire l’inventaire de la SAQ

La première étape de cet exercice comparatif consiste à aller chercher tous les produits vendus par la Société des alcools du Québec.

En cliquant sur la loupe de l’outil de recherche du site, on a immédiatement le nombre total de produits vendus par la SAQ. Au moment où j’ai effectué mon extraction de données, il y en avait 12129.

Un des produits les plus chers dans l'inventaire de la SAQPour faciliter cette extraction, j’ai téléchargé la page HTML des résultats de recherche afin de limiter mes appels au serveur web de la SAQ, car autant de résultats représentent environ 50 Mo de données à chaque appel! L’ensemble des résultats tenait en fait dans trois pages HTML, chacune contenant un maximum de 5000 résultats.

J’ai donc écrit un premier script qui parcourt ces trois pages, extrait l’ensemble de l’inventaire de la SAQ et produit un fichier CSV.


 

Étape 2 – Comparer avec la LCBO

On pourrait maintenant procéder à une extraction semblable sur le site web de la LCBO. Mais un rubyiste ontarien nous a facilité la vie. Il s’appelle Carsten Nielsen et il a mis au point un API pour la LCBO.

lcboapilogo

Pour l’utiliser, il faut auparavant s’inscrire et obtenir une clé d’accès. L’auteur de l’API rend le processus facile et on peut en quelques clics commencer à utiliser son outil génial!

Produit de ma régionL’API fonctionne comme un outil de recherche dans l’inventaire de la LCBO. On entre une expression, et il nous retourne un objet JSON comprenant tous les produits pouvant correspondre à notre requête.

Par exemple, si on veut savoir quels sont les produits du Domaine Lafrance disponibles à la LCBO, on lance cette requête:

http://lcboapi.com/products?q=lafrance&access_key=<votre clé d'accès>

Et l’API nous répond en nous indiquant que cinq produits apparentés se trouvent dans l’inventaire de la LCBO en ce moment:

{"status":200,"message":null,"pager":{"records_per_page":20,"total_record_count":5,
[...]

Pour chaque produit identifié, l’API nous retourne pas moins de 50 caractéristiques, dont:

  • Le prix (et autres infos associées, comme les Air Miles!)
 "price_in_cents": 1695,
 "regular_price_in_cents": 1695,
 "limited_time_offer_savings_in_cents": 0,
 "limited_time_offer_ends_on": null,
 "bonus_reward_miles": 0,
 "bonus_reward_miles_ends_on": null,
  • Le nombre de bouteilles disponibles (ce qui permettrait de calculer en direct la valeur totale de l’inventaire de la LCBO [mais ça, c’est un autre projet])
 "inventory_count": 991,
 "inventory_volume_in_milliliters": 743250,
 "inventory_price_in_cents": 1679745,
  • Le produit est-il cascher?
  "is_kosher": false,
  • Des notes de dégustation
 "tasting_note": "Quebec produces exceptional ciders, and this is an outstanding example. Fresh and inviting with notions of tree-ripened apples, orchard blossoms, lemon zest and garden flowers, it's off-dry on the palate with refreshing acidity keeping things tangy and elegant. A brilliant sipper, it'll also delight with lightly spiced pork dishes. (VINTAGES panel, July 2014)",
  • Etc.

Il s’agit donc d’écrire un deuxième script qui va:

– soumettre chacun des produits de la SAQ à l’API de la LCBO;

– extraire les données pertinentes dans le JSON qui est, le cas échéant, retourné;

– produire un CSV pour chaque correspondance possible.

Voici un exemple de ce que produit le script. Dans la capture d’écran ci-dessous, on voit ce qui s’est passé lorsque le script a traité les 2824e à 2837e produits de la SAQ (sur un total de 12129).

Au 2824e produit (appelé «Shafer Red Shoulder Chardonnay 2011»), l’API de la LCBO ne retourne qu’un seul produit («Shafer Red Shoulder Ranch Chardonnay 2012»), mais ce n’est pas un produit identique puisque le millésime est différent. On l’éliminera dans une étape ultérieure.

Entre les 2825e et 2936e produits, l’API n’a retourné aucun résultat, signifiant que ces produits n’étaient pas disponible à la LCBO au moment de l’extraction (en mars 2015).
Au 2837e produit («Skyy»), par contre, l’API de la LCBO a trouvé cinq produits qui semblent correspondre. Lorsqu’on examine plus attentivement chacun des résultats retournés, on se rend compte que c’est le deuxième qui correspond le mieux, puisque les deux produits ont le même volume (1,14 L). Dans ce cas précis, le produit est vendu plus cher en Ontario (39,75$) qu’au Québec (35,25$). Les amateurs de cette marque économisent donc 11% chaque fois qu’ils achètent leur bouteille à la SAQ plutôt qu’à la LCBO.


 

Étape 3 – Ménage dans les résultats

Après quelques heures de travail, le second script nous donne 6520 correspondances potentielles entre la SAQ et la LCBO. Mais il y a un gros ménage à faire dans le fichier CSV résultant.

La première étape de ce ménage est facile. Il suffit de voir lesquels de ces 6520 résultats sont pour des produits aux noms et aux volumes identiques. Dans notre tableur, on entre donc la formule suivante:

=SI(A2=B2;SI(L2=M2;"OUI";"");"")

Ici, les colonnes A et B contiennent respectivement les noms de produits de la SAQ et de la LCBO; les colonnes L et M, les volumes en millilitres. Si noms et volumes sont identiques, on écrit « OUI » dans la cellule. Ce premier ménage ne produit que 286 correspondances exactes.

C’est quand même incroyable! Sur les 12129 produits offerts par la SAQ, il n’y en aurait que 286 offerts également à la LCBO? Seulement 2,4%?

Mais comme on l’a vu avec l’exemple plus haut, des produits semblables ne portent pas nécessairement les mêmes noms: c’est simplement «Skyy» pour la SAQ et «Skyy Vodka» pour la LCBO.

Il y a donc tout un travail de vérification manuelle à faire. Il faut passer chacune des 6520 lignes et vérifier si ce que la SAQ appelle «Frontera Cabernet-Sauvignon», par exemple, correspond à ce que la LCBO appelle «Concha Y Toro Frontera Cabernet Sauvignon». Ici, les adresses web des images des produits peuvent nous aider à établir des correspondances en cas de doute:

frontera-saq

Bouteille sur le site de la SAQ

frontera-lcbo

Bouteille sur le site de la LCBO

Une fois réalisée cette opération fastidieuse, difficilement automatisable, on se retrouve avec 755 produits offerts à la fois à la SAQ et à la LCBO.

Voilà une première constatation surprenante. Il n’y que 6,2% des produits offerts par la SAQ qui sont également offerts à la LCBO. Il y en a peut-être plus, mais cela demanderait une vérification plus minutieuse.

Mais on se retrouve tout de même avec un échantillon de 755 produits, ce qui est bien davantage que les comparaisons publiées jusqu’à aujourd’hui.


Épilogue – Pis? La SAQ fourre-t-elle les Québécois?

Tout ce travail nous permet de répondre à la question de départ: le préjugé selon lequel la SAQ fourre les Québécois tient-il la route?

Réponse courte: «Non».

Sur les 755 produits qu’on a trouvés, la majorité est vendue plus cher. C’est vrai. Reste que plus de 40% des produits sont MOINS chers à la SAQ qu’à la LCBO! C’est une proportion non-négligeable.


La moyenne des prix est de:

  • 59,60$ à la SAQ;
  • contre 59,11$ à la LCBO;
  • une différence hénaurme de 49 cents de plus la bouteille (ou 0,8%).

Quand examine les résultats plus attentivement, on a un portrait plus fin.

Dans les vins seulement, la différence de prix est plus importante: 2,01$ de plus, en moyenne, à la SAQ. Les Québécois paient donc 2,9% de plus pour le vin que les Ontariens.

Pour les autres types de produits, cependant (les spiritueux, les bières, etc.), les prix sont inférieurs au Québec! Près de deux dollars de moins la bouteille, en moyenne! Ici, ce sont les Ontariens qui paient davantage: en moyenne 4,6% de plus!

Quand on examine les produits par gamme de prix, on a un portrait encore différent. Les Québécois paient généralement davantage, sauf pour les bouteilles de moins de 10 dollars. Tous les détails dans le graphique interactif ci-dessous.


Conclusion: oui, Éric Duhaime a raison. Les prix sont généralement plus chers à la SAQ. Mais la différence est insignifiante. Voyez le tableau complet des 755 produits ici.

N.B.: notez que les chiffres présentés ici reflètent la situation à la mi-mars 2015, au moment où j’ai procédé à l’extraction des données. Si vous répétiez l’exercice maintenant, vous auriez probablement un portrait différent, car les inventaires des deux sociétés d’État changent continuellement.

33 commentaires

Commentez
  1. Daniel Courville

    Hum… Dans le même paragraphe, « Éric Duhaime » et « insignifiant ».

  2. André Laurendeau

    Beau travail de moine, fait avec grand sérieux ! Chapeau !

    Cette analyse permet de connaitre l’écart moyen des prix entre les deux monopoles en se basant sur l’ensemble des produits communs de leur catalogue. Malheureusement, ce résultat est trompeur : pour avoir l’heure juste, il faudrait pondérer les écarts avec le volume de vente de chaque produit. Comme la SAQ ne diffuse pas cette information, je comprends que M. Shiab est allé le plus loin qu’il pouvait et n’a pas pu effectuer ce calcul.

    Mais en procédant par simple moyenne, on fausse les résultats. En effet, l’impact de l’écart de prix des produits les plus chers, l’exemple donné étant le Château Lafleur 2006 (1194$ SAQ vs 599$ LCBO) annule totalement l’écart de prix inverse de centaines d’autres de produits. Or, on compte sur les doigts d’une main les Lafleur 2006 vendus annuellement par la SAQ, alors que d’autres vins sont vendus par centaines de milliers, certains dépassants même le million !

    Enfin, comme toute moyenne, elle ne tient pas compte des profils individuels de chaque consommateur, ce qui est de la nature de la bête. Mais M. Shiab nous a donné un outil qui, détourné de son but originel (voir s’il est rentable de faire le voyage à la LCBO), nous permet de voir les écarts de prix sur les produits qu’on affectionne pour ainsi voir leur réel impact sur ses propres achats.

    Pour ma part, les vins qui m’intéressent dans cette liste sont pour la plupart moins chers à la SAQ qu’à la LCBO, mais je conçois parfaitement que pour d’autres profils l’impact serait inverse.

    Bref, si le travail de M. Shiab apporte de nouveaux éléments à la discussion, il ne mettra malheureusement pas fin au débat.

    André Laurendeau

  3. Solide analyse, la LCBO a un API ?

  4. Faudrait avoir les chiffres de tous ceux qui sont descendus ne bus de Québec jusqu’en Ontario. Coût de l’autobus, coût en temps, cennes sauvées etc, pour voir combien sa coûte de suivre les chirres des gourous de la radio poubelle.

  5. Le commentaire précédent est très pertinent. Peut-être qu’un moyen de contourner partiellement le problème serait de se concentrer sur une catégorie très homogène de produits, disons bouteille entre 12 et 20$, ce qui doit grosso modo représenter au moins 80% des ventes de bouteilles de vin j’imagine. La stratification de l’échantillon par une simple borne supérieure et sans se limiter à une catégorie d’alcool (dernier graphique) me semble proche de la solution, sans être pile dessus.

    Et dans tout ça, que boit Éric Duhaime?

  6. Moi je vais vous dire, si le bût c’est de déterminer si on se fait fourrer par la SAQ ou non, il faudrait faire autre chose que de se comparer à un autre monopole d’état.

    Aux États-Unis, on vend l’alcool environ 2x moins cher qu’à la SAQ alors pour moi, c’est réglé. La SAQ nous fourrer bel et bien, qu’importe ce que les pseudos marchands de vérité avancent.

  7. Salut Jean-Hugues. Je suis très poche en maths et je me gourre sans doute… mais je ne comprends pas ce paragraphe. Peut-être peux-tu m’éclairer?

    « Dans les vins seulement, la différence de prix est plus importante: 2,01$ de plus, en moyenne, à la SAQ. Les Québécois paient donc 2,9% de plus pour le vin que les Ontariens. »

    Pour que 2,01$ équivalent à 2,9 % ne faudrait-il pas que le prix moyen d’une bouteille soit plutôt élevé?

    1. Salut Paul-Maxime!
      Oui, si tu regardes le 2e graphique et que tu choisis «Vins», tu vois que le prix moyen des vins à la SAQ est de 70,61$ contre 68,60$ à la LCBO. Le 2,01$ payé en plus par les Québécois correspond à 2,9% de plus que ce que paient les Ontariens.

      1. Et c’est possible de voir avec le prix médian?

        Parce qu’un Chateau Petrus à 6 000 $ ça peut influencer les données un petit peu, mettons.

        Dans tous les cas c’est très intéressant!

        1. Oui, MF Bernier, si je me souviens bien, a souligné cela sur Facebook. J’ai calculé les prix médians de part et d’autre. Ça donne un écart encore plus petit:
          Médiane SAQ 28,05 $
          Médiane LCBO 27,95 $
          Différence 0,10 $
          Différence (%) 0,36%
          🙂

  8. Bonjour,

    Est-ce possible d’avoir une ventilation différente.

    Spiritueux seuls
    Bières seules

    Et pour chacune des produits, des catégories de prix différentes:

    A: 0 à 10$
    B: 10 à 20$
    C: 20 à 30$
    D: 30$ à 40$
    E: 40$ +

    1. Bonjour M. Geloso. Je vois que vous êtes allé chercher les données sur mon Github 🙂
      Deux précisions:
      – je n’ai pas colligé les données pour Métro. Le journaliste Naël Shiab a procédé à sa propre extraction de données. On se connaît, lui et moi, et on a programmé nos «scrapers» chacun de notre côté. J’ai eu l’idée et la lui ai proposée, cela dit.
      – par ailleurs, 755 produits, c’est effectivement 6% des 12129 produits proposés par la SAQ, mais c’est 100% des produits disponibles à la fois à la SAQ et à la LCBO.

      1. Attendez, il n y a que 700 produits IDENTIQUES entre la SAQ et la LCBO???? C’est fou!

        1. Oui, c’est la première surprise qu’on a eue, mon collègue Naël Shiab et moi.
          C’est un travail très difficile, parce que si la SAQ diffuse le CUP (code universel de produit; code barres), la LCBO ne le fait pas…
          Avoir cette info dans les deux cas, la correspondance entre les produits aurait été facile à établir. Mais sans cette info, il faut y aller manuellement. Il y a peut-être davantage de produits correspondants, mais j’ai préféré m’abstenir dans les cas de doute.

  9. Très beau travail. Ce qui agace les consommateurs, notamment ceux de l’Outaouais, c’est que dans la catégorie des vin grand public, trop souvent, la SAQ exagère. Dans les bouteilles de 15 à 25 $, par exemple, il arrive souvent que la LCBO vend son vin 2 ou même 3 $ de moins. Sur une seule bouteille. Les gens de l’Outaouais sont donc nombreux à acheter ces vins Ontario.
    À l’inverse, les gens d’Ottawa achètent des tonnes de bière (moins cher) à Gatineau !

  10. À moins de vouloir garnir sa cave d’un grand nombre de bouteilles, je vois mal ce qu’on gagne à organiser une expédition en Ontario pour profiter d’un rabais de même pas 3%. Ceux qui comme moi choisissent leur vin au dernier instant en fonction de ce qu’ils cuisinent verront encore plus mal l’intérêt de faire le détour chez nos voisins ontariens.

    Autre détail important, dans ma région, les succursales de la SAQ offrent un choix bien plus vaste de vins que ce qu’on retrouve dans les LCBO voisines qui elles en contrepartie vont offrir un éventail beaucoup plus large de spiritueux.

    C’est donc tant qu’à moi tout ce qui a de plus normal. De produits qui diffèrent un peu avec des prix qui diffèrent un peu.. comme dans à peu près tous les commerces!

    Je ne gaspillerai donc pas mon weekend à faire la route de l’Ontario avec Éric Duhaime, j’aime aussi bien pouvoir profiter de mes journées de congé tranquille chez moi à siroter mon rouge acheté à la SAQ du coin pour 25 cents de plus!

  11. La tranche moins de 10$ devrait être séparée entre les vins et les bières. En effet, le prix des bières est beaucoup moins élevée ici qu’en Ontario.

    Est-ce possible d’avoir le fichier Excel? J’aimerais bien faire quelques tests.

    Au volume de vente de bière par rapport au vin, je crois que l’on est beaucoup plus gagnant ici. Imaginez-vous, s’il augmentait le taux de taxation des bières au même titre que celui de l’Ontario! Il y aurait des émeutes dans la rue!

    1. Bonjour!
      Oui, le fichier CSV, en fait, est accessible à partir d’ici:
      https://github.com/jhroy/saq-lcbo/blob/master/match.csv

  12. Est-ce que tu auras pu comparer les UPC? Le site de la SAQ les publient. Je remarque toutefois, le champ n’est disponible au LCBO.

    Pour faire la meilleure comparaison, crois-tu qu’une demande d’accès à l’information serait possible pour avoir la liste des produits vendus.

    1. Bonne question, Nicolas. En fait, ç’a été mon premier réflexe.
      Quand je me suis rendu compte que ni le site de la LCBO, ni l’API ne les donnaient, par contre, je me suis rendu compte que je n’avais pas le choix de procéder manuellement…
      JH

  13. Je serais curieuse de savoir si ça vaut toujours la peine d’acheter de l’alcool aux États avec le taux de change actuel.
    Voici le site du New Hampshire Liquor Store si jamais ça vous tente de faire l’exercice:
    http://www.liquorandwineoutlets.com/mobile
    A.

  14. J’ai justement créé un site pour comparer les prix selon les provinces :

    http://v-no.ca/fr/vin/liberty-school-cabernet-sauvignon-4270/

    1. Oh! Ç’a l’air super bien fait!

  15. J’ai fait un survol rapide de votre document regroupant les 755 produits et je suis tombé par hasard sur la bière La Chouffe que j’achète de temps en temps à 6,85$ à la SAQ. Le document dit que son prix est de 3,70$ à la LCBO ! 85,1% de plus ? Vraiment ? À ce prix, ça vaudrait la peine d’aller en Ontario pour en acheter une couple de caisses !

  16. Serait-ce possible d’obtenir le csv de 12K des vins de la SAQ, je n’arrive pas à exécuter le script en ruby sur ma machine. Merci !

    1. Bonsoir!

      J’ai mis dans Dropbox le fichier que j’avais extrait en mars:
      https://www.dropbox.com/s/ep2uwrrd1rqclqk/saq.csv?dl=0

  17. Très apprécié. Merci.

  18. Refaites l’étude en n’incluant que les vins de 15$ et moins. C’est là que la différence SAQ et LCBO est la plus frappante. Inclure les vins plus chers et les alcools faussent les résultats.

  19. Avec vos chiffres: Il y a 81 produits (vins 750/1000 ml) vendus à la fois à la LCBO et à la SAQ. Acheter tous ces produits (les 81 bouteilles) coûterais 1034,10$ à la SAQ versus 895,17$ à la LCBO, ÇA C’EST UNE DIFFÉRENCE SIGNIFICATIVE ! C’est 15.4% plus cher au Québec !! 1.75$ par bouteille en moyenne.

    1. 81 produits (vins 750/1000 ml) de moins que 15$ (j’ai oublié dans le commentaire précédent de mentionner « de moins que 15$ »)

  20. Encore une comparaison boiteuse le coût du vin LCBO vs SAQ
    Les véritables coûts. Pour une personne résident de Laval aujourd’hui le coût de l’essence est 0,875 à Hawkesbury et 0,907 au Costco de Laval si on tient compte d’une consommation de 8,5 l/100km et que la personne intelligente prend son auto et achète une caisse de 12 Brouilly de Duboeuf à la LCBO avec consigne 217,80$ à la SAQ dépôt 202,47$ à la SAQ régulière 238,20$, Maintenant ajoutons le transport et l’économie en prenant 49,5 l d’essence (75% de mon réservoir) afin de maximiser. Parcours aller retour SAQ Dépôt Balinville 38,4 km et Hawkesbury 172 km.
    Pour la personne intelligente: Économie en achetant SAQ Dépôt versus LCBO 23,57$ pour la SAQ régulière -12,15$ donc le Québécois résidant dans le Montréal métropolitain qui va à la SAQ dépôt économise près de 25$ p/r LCBO.
    Pour une caisse de Beaujolais Villages une économie de 9,23$ à SAQ dépot tandis qu’il paie un surplus de 20,55$ en SAQ régulière
    Pour une caisse de Beaujolais Duboeuf économie de 23,76$ SAQ dépot et un surplus de 1,35$ SAQ régulière
    Donc il n’y a pas d’économie pour une distance supérieure à 70 km le lundi 14 mars 2016

  21. Le problème principal est les monopoles étatiques qui ne permet pas la concurrence et les libres marchés, soit le SAQ ou le LCBO.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Jean-Hugues Roy [CC] BY-NC-SA, 1988-aujourd'hui Frontier Theme